Le premier hélicoptère 100 % électrique est toulousain

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Une entreprise toulousaine a créé le premier hélicoptère électrique conventionnel au monde. Les premiers essais en vol auront lieu prochainement, en partenariat avec l’Enac.

Le premier hélicoptère électrique conventionnel (deux rotors) au monde, a été créé dans l’arrière-boutique d’une entreprise spécialisée dans… le chauffage des piscines !

«Nous avons créé Aquinea, qui est une vraie société, pour financer notre travail. Tous les bénéfices sont reversés au projet Volta», confie Philippe Antoine, ingénieur dans une grande entreprise aéronautique toulousaine et gérant d’Aquinea, à Pompertuzat, dans le Lauragais.

Le premier Volta remonte en fait à l’année 2000. À l’époque, il s’appelait Microcopter et volait avec un moteur traditionnel.

«La structure de Volta est celle de Microcopter, confie Philippe Antoine. Mais à partir de 2009, on a commencé à parler de l’électrique dans l’automobile. Des batteries plus légères, plus puissantes sont arrivées sur le marché.» Et Volta a pris son envol dans l’esprit de l’ingénieur et de ses associés.

Mais comment de grands groupes ne se sont-ils pas emparés du projet ? «Airbus a concentré ses recherches sur l’avion, avec E-Fan (traversée de la Manche à l’été 2015). Côté hélicoptère, ils sont davantage sur les gros appareils, plus lourds et donc impossibles à faire voler à l’électrique». Un avion besoin de peu de puissance, car il s’appuie sur l’air. Mais un hélicoptère, pour se maintenir, doit mobiliser une puissance importante.

«Seuls deux modèles d’hélicoptère électriques dans le monde ont déjà volé : à Aix-en-Provence, et en Allemagne. Mais ils n’ont tenu que deux minutes en vol stationnaire. Nous, nous pouvons tenir 30 minutes, à une vitesse de croisière de 70 km/h», assure Philippe Antoine.

Le Volta n’a encore jamais volé. «Mais il est possible de reproduire les conditions réelles du vol avec du lest, en laissant l’appareil au sol. La puissance du moteur et des batteries est alors testée, chiffrée et mise à l’épreuve», explique le responsable. C’est comme cela que l’autonomie de Volta a pu être déterminée.

En collaboration avec l’Enac, le Volta II doit devenir un appareil biplace, destiné à la formation des pilotes d’hélicoptère.

«Pour ce second modèle, nous ferons appel à des matériaux composites, plus légers. Mais d’ores et déjà, Volta a l’avantage d’être silencieux, et de coûter quatre fois moins cher qu’un hélico traditionnel en frais d’entretien, de maintenance et d’exploitation.» Et si aujourd’hui, l’autonomie se limite à 30 minutes, les progrès techniques des batteries peuvent laisser entrevoir une heure d’autonomie d’ici 5 ans.

Le premier vol de Volta est prévu dans les semaines qui viennent, sur l’aérodrome de Muret-Lherm.

Source http://www.ladepeche.fr/article/2015/11/13/2216165-le-premier-helicoptere-100-electrique-est-toulousain.html

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