L’open innovation ou comment réinventer de nouvelles formes de collaboration

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L’open innovation ou comment réinventer de nouvelles formes de collaboration entre start-ups et grands groupes

 

Alcimed, société de conseil en innovation et développement de nouveaux marchés, revient sur l’open innovation et notamment sur les partenariats entre les grands groupes et les start-ups. [1]

 

Toulouse, le 26 avril 2016 – L’open innovation, c’est-à-dire la capacité à innover au-delà de ses frontières habituelles, a pris de l’ampleur au cours des 10 dernières années grâce au déploiement des outils digitaux. Elle se traduit notamment aujourd’hui par différentes formes de partenariats entre les grands groupes et les acteurs de leurs écosystèmes, et particulièrement avec les start-ups. Pour que ces partenariats « gagnant – gagnant » deviennent durables, les process classiques de fonctionnement doivent être optimisés.

 

Prise de conscience des grands groupes

 

Les grands groupes ont pris conscience du changement de mentalité de leurs salariés et s’adaptent donc à leurs envies d’entreprenariat. En 2013, 9 entreprises du CAC 40 sur 10 avaient créé ou étaient associées à un incubateur. 35 cellules d’innovation participative et 12 cellules d’essaimage avaient également vu le jour (source Dièse/Banque Publique d’Investissement).

 

Des partenariats « Gagnant – Gagnant »

 

Les grands groupes bénéficient de la flexibilité, de l’agilité et du dynamisme des start-ups pour accélérer leur innovation dans un contexte concurrentiel et technologique mouvant et pour étoffer leur portfolio avec des solutions innovantes et souvent complémentaires. Les start-ups s’appuient quant à elles sur les grands groupes pour accélérer leur croissance. Le grand groupe fait également généralement office de premier client, ce qui améliore la crédibilité de la start-up auprès des banques et d’autres clients potentiels.

 

Ce mode de collaboration se veut donc vertueux pour les deux parties. En outre, les réussites de partenariats sont souvent mises en avant au sein des grands groupes pour développer la culture d’innovation des salariés, voire l’intrepreneuriat et booster l’innovation.

 

De nombreuses initiatives mises en place par les grands-groupes

 

Depuis 10 ans, les grands groupes ont structuré cette démarche de partenariats et les moyens mis en œuvre ne cessent d’augmenter pour capter l’innovation hors de l’entreprise et notamment grâce à :

  • La mise à disposition de matériel technique, de locaux ou le lancement d’incubateurs pour les start-ups avec lesquelles ils souhaitent tisser un partenariat. C’est par exemple le cas du Bizlab d’Airbus ou de l’Orange Fab qui accueillent les start-ups et/ou leur donnent les moyens de finaliser leur offre de produits ou de services et de développer leur business. « Nous pouvons également citer l’atelier de fabrication numérique de l’IRT Jules Verne, soutenu par Airbus, Daher et la DCNS, entre autres. Cet atelier, Fablab, dispose de 20 postes de travail en libre-service incluant des technologies clés comme des imprimantes 3D, des scans 3D, des découpes laser, … », précise Laurie Rey, responsable de missions chez Alcimed.
  • La mise à disposition des salariés afin de conseiller et d’accompagner une start-up et de favoriser son développement. Cette équipe mise à disposition est une véritable interface entre les start-ups et l’interne pour réaliser un suivi régulier et bien s’assurer de la concordance entre les besoins du grand groupe et les solutions proposées par les start-ups. D’autres dédient même un sponsor ou un mentor, pour conseiller la start-up et l’aider dans son développement. Au sein du groupe Oracle, une équipe, constituée de professionnels marketing, ressources humaines, commercial…, est en charge de l’accompagnement d’une start-up pour une durée de un an. « La structuration des grands groupes va même au-delà puisque de nouvelles fonctions sont parfois créées afin de développer et suivre les partenariats. Nous voyons donc apparaître des fonctions comme des responsables de partenariats ou des responsables d’open innovation. On observe aujourd’hui que ceux-ci peuvent d’ailleurs venir du monde des start-ups. », précise Laurie Rey.
  • Un apport financier des grands groupes qui peut se traduire par le financement d’un projet de développement, par une prise de participation au capital de la start-up, ou par le rachat de celle-ci. Conscients des leviers de croissance que représentent les start-ups françaises reconnues aujourd’hui au niveau mondial pour leur richesse en termes d’innovations, de nombreux groupes industriels français ont créé des fonds d’investissements. C’est notamment le cas d’EDF qui a lancé le fond Electranova Capital pour les start-ups de l’énergie spécialisées dans les technologies innovantes respectueuses de l’environnement.

Mais les acteurs ont besoin de continuer à maturer ce nouveau mode de fonctionnement en s’adaptant pour mieux travailler ensemble et impacter leurs résultats

Malgré ces efforts de structuration, les différences de fonctionnement, d’objectifs et même de culture ou de valeurs entre grands groupes et start-ups compliquent la mise en place des partenariats. Les grands groupes ont besoin d’être rassurés sur la pérennité des start-ups, sur l’avancée des travaux et celles-ci veulent pouvoir collaborer d’égal à égal sans risque de déséquilibre dans les prises de décisions ou pour leur PI, sans quoi cela peut constituer un frein à l’open innovation. A titre d’exemple, les délais de paiement des grands groupes ne sont pas compatibles avec les besoins en trésorerie des start-ups. De plus, les structures créées au sein des grands groupes doivent prouver leur capacité à transformer leur collaboration en contrats de partenariat.

 

Du côté des start-ups, l’équipe dirigeante doit se structurer et se former pour convaincre les grands groupes de la fiabilité et de la solidité de leur entreprise et espérer être sélectionnée dans leurs programmes. « Bien souvent, les dirigeants des start-ups restent trop centrés sur le volet technique de leur innovation et oublient le côté marketing et commercial qu’il est clé de mettre en avant face à un partenaire potentiel. », rappelle Laurie Rey. De plus, les start-ups doivent également protéger leurs innovations en se faisant accompagner par des spécialistes de la propriété intellectuelle afin de pouvoir par la suite tisser des partenariats avec les grands groupes en toute confiance.

 

Ainsi, l’enjeu principal des partenariats entre grands groupes et start-ups est d’adapter les modes de fonctionnement afin de les fluidifier et de les cadrer dans le but de transformer ces collaborations en des résultats économiques tangibles pour les deux parties.

 

 

A PROPOS D’ALCIMED

ALCIMED (www.alcimed.com) est une société de conseil en innovation et développement de nouveaux marchés, spécialisée dans les sciences de la vie (santé, biotech, agroalimentaire), la chimie, les matériaux et l’énergie ainsi que dans l’aéronautique, le spatial, la défense et les Politiques Publiques. ALCIMED s’appuie sur une équipe de 180 collaborateurs, répartis par secteur et capables de prendre en charge des missions extrêmement variées depuis des sujets marketing & ventes (études de marché, ciblage de nouveaux besoins, positionnement d’un nouveau produit…) jusqu’à des problématiques stratégiques (stratégie de développement, recherche & évaluation de cibles d’acquisition, organisation d’une activité, conception / évaluation / déploiement de politiques publiques…). La société dont le siège est à Paris, est présente à Lyon et à Toulouse ainsi qu’en Allemagne, en Belgique, en Suisse, en Angleterre, aux Etats-Unis et à Singapour.

 

[1] Ce communiqué de presse fait suite à une étude réalisée par Alcimed, pilotée par l’incubateur Midi-Pyrénées, dans le cadre de la Stratégie Régionale d’Innovation. (Projet cofinancé par l’Union européenne. L’Europe s’engage avec le Fonds européen de développement régional ou Fonds social européen. Opération soutenue par l’Etat / Fonds national d’aménagement et de développement du territoire.)

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