3D Varius, un violon en 3D

violon-imprime-laurent-bernadac-occitania-connection.comLaurent Bernadac 3D Varius

Laurent Bernadac est ingénieur et violoniste et s’est tout bonnement réincarné en luthier des temps modernes. Il a conçu et fabriqué un violon électrique grâce à une imprimante 3D et se produit sur scène.

«La musique consiste à arranger ou désordonner les sons et les silences au cours du temps (…)». Laurent Bernadac, originaire de Béziers mais Toulousain depuis l’obtention de son diplôme d’ingénieur en génie énergétique et mécanique à l’INSA (Institut national des sciences appliquées), a inscrit sa définition de la musique en surimpression sur son fameux 3DVarius, un violon électrique d’une esthétique étrange et translucide âgé de six mois. Depuis le mois de mars, ce jeune ingénieur et musicien vit une sorte de rêve éveillé en promenant sa création à travers le monde (États-Unis, Taïwan, Angleterre…) et sur les plateaux de télévision – avec TF1 où il a été confronté à l’expertise d’un luthier parisien de renom qui l’a complimenté. Mais aussi, récemment, dans une émission réalisée par une télévision espagnole à Londres où Laurent Bernadac s’est retrouvé à faire une démonstration de son violon futuriste devant l’acteur australien Hugh Jackman (Wolverine pour les initiés), également violoniste à ses heures perdues.

Bref, tout semble régler comme du papier à musique pour le succès du 3DVarius qui est aussi un clin d’œil explicite au génial luthier Stradivarius (1644-1737). Il est sorti tout droit de l’imagination fertile de son créateur, après trois ans de prototypes et d’essais de faisabilité avec des matériaux modernes, avant d’être finalisé grâce à une imprimante 3D de la société Polyform à Colomiers. «C’est un violon en résine époxy, un matériau utilisé dans le bâtiment, explique Laurent Bernadac. Avant d’arriver à le fabriquer, j’ai fait de nombreux essais. Je voulais aussi faire un violon qui corresponde à mon style de jeu, qui mêle classique – j’ai fait le conservatoire de musique de Béziers – le moderne. J’ai aussi suivi la classe jazz du conservatoire de Toulouse

Fabriquer un violon sans bois pose le problème du poids. «Il pèse 450 grammes, le même poids qu’un violon en bois, il des formes obligatoires pour la jouabilité (manche, mentonnière, mécaniques, seul le chevalet est en bois, précise le créateur. J’ai mis un an à trouver le design, en faisant de nombreux tests numériques. Après son impression en mars 2015, je l’ai testé pendant trois mois sur scène, en intérieur et en extérieur. Puis, j’ai réalisé une vidéo (il joue seul plusieurs voies à l’aide d’un looper, N.D.L.R.) et un site internet (3d-varius.com).»

Depuis lors, tout s’enchaîne à un tempo soutenu pour Laurent Bernadac. «J’ai déjà reçu des mails d’une centaine de personnes qui veulent la date de commercialisation de ce violon. C’est un instrument qui est à mon image. Quand j’étais étudiant à l’INSA, j’avais fait un stage en Allemagne et c’est là que j’ai découvert le jazz. Quand j’ai commencé à en jouer, j’avais un violon électrique de marque Yamaha, mais je trouvais le son pas assez bon. Au départ, j’ai pensé fabriquer un violon en aluminium, mais ce n’était pas jouable. Finalement, avec un luthier de Porte-sur-Garonne, Guy Verdié, on avait imaginé un violon en plexiglas mais il était trop lourd, 1 kg environ. J’ai fini par découvrir l’impression 3D». En février 2016, Laurent lance une souscription par le biais du financement participatif pour commercialiser une «série limitée». Coût du 3D Varius : 6 000 euros.

source : http://www.ladepeche.fr/article/2015/12/28/2245854-laurent-bernadac-et-son-3d-varius.html

Be the first to comment on "3D Varius, un violon en 3D"

Leave a comment

Your email address will not be published.


*